Scandale de l’Iric : Jacques Fame Ndongo s’explique!

Fame_Ndongo230410300Le Ministre de l’Enseignement Supérieur affirme avoir corrigé la liste des admis pour y inclure des ressortissants des régions du Nord, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest et de l’Est, lésées de la première liste.

Non, plaide Jacques Fame Ndongo dans un communiqué publié le samedi 7 mars dernier, il n’y a pas eu de tripatouillage de la liste des admis au concours de l’Iric, mais juste la réparation d’un tort causé à quatre régions du pays qui n’avaient aucun ressortissant dans la liste définitive des admis au concours de l’Iric. Le Ministre de l’Enseignement Supérieur qui en moins de quelques heures a signé deux communiqués différents publiant les résultats du concours d’entrée à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun explique ces [ajustements] par la nécessité de respecter l’équilibre régional, et par le pouvoir dont dispose chaque autorité administrative, pour rapporter dans un délai de 120 jours un acte qu’il a signé.

«Les [lois] et [règlements] de la république ont prévu, à coté de la méritocratie académique une méritocratie régionale ou géographique axée sur la représentativité territoriale, que l’on appelle prosaïquement équilibre régional, écrit le membre du gouvernement. Pour le Minesup, cette méritocratie qui met en exergue les meilleurs de chaque région permet à ceux-ci d’avoir accès au concours d’entrée dans les grandes écoles».

Or, il s’est avéré que les résultats initialement communiqués par le jury ne comportaient pas les noms de ressortissants des quatre régions que sont l’Adamaoua, l’Est, le Nord et le Nord Ouest. Pour le Pr. Fame Ndongo, ces résultats devaient donc être rapportés:

« les résultats présentés par le jury du concours d’entrée à l’Iric au Chancelier des ordres académiques n’étaient pas conformes dans leur totalité à ces textes législatifs et réglementaires en vigueur, dont l’application ne saurait être facultative».

Pour corriger ce tort le ministre Fame Ndongo a donc désigné un jury avec le même président et le même rapporteur, pour réexaminer les résultats de sorte que les représentants de toutes les régions puissent figurer dans les résultats définitifs.

«Le quota des admis ayant été impérativement fixé à 15, les régions de l’Adamaoua, de l’Est, du Nord et du Nord Ouest ont donc eu droit à des candidats définitivement admis, selon le principe de l’absence de discrimination géographique».

Pour le Pr. Fame Ndongo donc,

«la réévaluation des résultats vise à faire prévaloir la primauté de l’université méritocratique et démocratique, [aucune région] n’étant lésée».

Source: News du Camer

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