Réseaux sociaux | Facebook: la plateforme de télé-réalité bas de gamme du 237!

Réseaux sociaux | Facebook: la plateforme de télé-réalité bas de gamme du 237!

L’avènement des réseaux sociaux a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme dans toutes les communautés digitales du monde. De leur fonction basique, qui consiste à maintenir les hommes en contact, on leur a découvert au fil des années et en fonction des groupements socio-culturels, des usages divers.

Du côté du Ndolèland (parce que chacun balaie devant sa cour), il est indéniable que les fortes poussées migratoires vers l’Occident que subit le pays, se font ressentir au-delà de la vie sociale, dans la vie digitale ou virtuelle et par ricochet sur les réseaux sociaux.

that-crazy-reality-show-logoFacebook est la plateforme sociale par excellence, véritable tribune d’expression de Kmers, qui estiment devoir faire entendre leurs voix. Ne vous y méprenez surtout pas, on est à des années-lumière de sujets politiques ! Comptes personnels et pages publiques à profusion orientées vers l’apologie du culte de la personne, permettent aux uns et aux autres de se livrer sans ambages à un public diversifié, toujours plus friand de cancans, kongossas, clashs, etc. Ces Kmers très spéciaux, ont créé sur Facebook, le Reality Show made in 237 !

Les principaux acteurs…
“Ces” Kmers sont pour la plupart des femmes au style et au mode de vie douteux, probablement en quête de « célébrité ». Elles se distinguent en général en 2 grandes catégories : d’un côté, il y a celles, qui se réclament avec fierté, travailleuses du s*xe encore en service, retraitées, en pause ou reconverties ; de l’autre, il y a celles qui se disent professionnelles de divers domaines, mais la plupart du temps, accusées par leurs adversaires (Mbocks ou pas), de faire elles aussi dans la vente du pistache et de ne pas l’assumer !

Cependant si tous les observateurs avertis s’accordent sur un point, c’est que toutes ces femmes ont un cruel manque de classe, de tact et d’éducation. Leur marque de fabrique est la violence verbale. Langage over ordurier et grossier, menaces proférées à chaque sortie, clashs et affichages constituent la recette gagnante pour ces femmes, dont la plupart sont pourtant des mères d’enfants. Pour apporter plus de crédibilité à leurs « show », ces dernières n’hésitent pas à recourir à des supports médias tels que des photos ou des vidéos toujours un peu plus choquantes à chaque coup. Des démonstrations de force et de pseudo-pouvoir un peu plus pathétiques les unes que les autres allant parfois jusqu’à l’indexation de personnalités publiques ou célèbres sont monnaie courante pour ces tristes spectacles. Le plus triste encore, c’est quand ce sont des hommes qui s’adonnent à ce genre de bassesse ! Les hormones des femmes pouvant encore servir d’excuses, on se demande bien, quelle est la leur ?

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Qui paie la note?
Mais au final, là où le bât blesse vraiment, c’est de savoir qui en fait les frais !?! Le Cameroun ! Son image, sa réputation, ses valeurs et les Camerounais avec ! Pour fermer le clapet des insurgés comme nous, on avancera l’argument du « ce n’est pas qu’au Cameroun que ça se fait ; les mentalités évoluent (Hein !?!) ; au States c’est pire… ; Les Kim Kardashian et autres ont commencé comment ?… ». Well, but the fact is… nous sommes des camerounais! Nombre de ceux qui se livrent à ce genre de spectacles scandaleux à outrance, ne sont certes (sûrement pas) au Cameroun vu le temps et l’abus de connexion internet dont ils font preuve, mais ils n’en demeurent pas moins que kaolotisés ou pas, c’est le nom du Cameroun qu’ils crient à tue-tête et remplis de fierté lors de leurs discours dignes de commentaires des confins du marché Mokolo.

Cacophonie et violence digitale…
Que les autres le fassent et l’acceptent chez eux, ne nous regarde pas. Au Cameroun, on ne fait pas ça, on ne se comporte pas ainsi! Ces plateformes sociales sont devenues de véritables tribunes d’expression et vecteurs communicationnels puissants pouvant nous permettre de faciliter et accélérer nos échanges, communiquer et travailler ensemble pour un avenir meilleur pour le Cameroun ! cartoon-fightPourtant, au bout du compte, dans tout ce brouhaha ridicule à souhait, les voix de ceux qui ont réellement quelque chose à dire, à partager, à dénoncer, se confondent à toute cette cacophonie inutile et dépréciative de personnes, qui semblent n’avoir pas assimilé l’utilité collective de ces nouveaux canaux de communication. On ne sait plus qui est sérieux et qui déblatère. Qui pose de vrais problèmes ou dénonce de vrais abus et qui cherche simplement à faire son important ou ramener ses histoires et exploits de « coucheries » sur la toile pour faire l’intéressant.

Vous voulez parler, vous faire voir, vous ériger en personnalité publique ? Ok, trouvez-vous une cause à défendre ou une orientation plus noble ! Si votre but c’est de faire de la comédie (ce que bon nombre ont pensé au début), bah il est temps de nous montrer ce que vous avez dans le ventre parce que tout ce cinéma violent, pathétique, inutile et vil sur Facebook, n’est pas drôle du tout. Pire, ça donne la chair de poule, quand au-delà du langage sévèrement ordurier, des discours de haine sont propagés, des menaces et injures envers enfants et membres de familles, des accusations de meurtres, etc. Eh les gens, ce n’est pas fun et pas digne du Cameroun ! Cessez ça !

Arrêtez ou dégagez!
tais toiFacebook a donné un semblant de vie à ceux, qui pensaient n’avoir plus d’espoir d’exister, à ceux qui ayant choisi une voie proscrite par la société, cherchaient un moyen de se faire voir et entendre. Ok, c’est fait! Peut-on passer à autre chose maintenant ? Ne pensez-vous pas qu’il soit temps de cesser de faire honte à toute une Nation ? Il est vrai qu’il faut de tout pour faire un monde et que vous êtes libres de faire ce que bon vous semble, mais de grâce, si vous aimez le Cameroun, travaillez comme les autres à lui offrir une image décente et respectable. Si c’est trop vous demander, merci de la boucler et laisser les autres faire ce qui vous dépasse. L’avenir du Cameroun dépend de nous tous, et c’est ensemble, convergeant vers les mêmes objectifs, que nous devons avancer. Et non pas que, pendant que certains s’évertuent à redorer le blason, d’autres le traînent dans la boue! Nous n’atteindrons certainement jamais l’émergence avec ce type de comportements lié entre autres à une utilisation profondément inappropriée de ces nouveaux moyens de communication. Alors, Si vous êtes incapables de faire preuve d’un tantinet de bon sens, changez de nationalité, si possible d’accent aussi ou faites-vous adopter par d’autres ! Au pire imaginez-vous une vie sans Facebook (c’est encore possible :p ) ou aller en thérapie, si le mal est plus profond.

Un constat demeure cependant saisissant: nos valeurs et mœurs culturelles s’envolent avec les flux migratoires. Ce qui était tabou et impensable jadis, tend à devenir normal, voire banal, au point où une femme Kmer peut avoir le courage et le toupet aujourd’hui de crier haut et fort sur les réseaux sociaux qu’elle est « Mbock » et fière de l’être!?! La fin est proche, mais nous restons positifs et continuons de croire en un éveil des consciences ou en la création d’une « brigade des mœurs » Kmer pour gérer ce genre de spécimen!

Quant au public, ne dit-on pas que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » ? Vous aussi, remettez-vous donc en question.

À bon entendeur…

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