No comment | Curieuse lettre d’une belle-mère camerounaise à sa belle-fille mbenguiste

No comment | Curieuse lettre d’une belle-mère camerounaise à sa belle-fille mbenguiste

« Chère Belle-Fille, Mon Fils (ton Mari), m’a informée que vous comptez vous installer d’ici quelques mois ici au Cameroun. C’est une excellente nouvelle. Il est juste dommage que vous ayez choisi de vous installer à Douala alors que toute sa famille réside à Yaoundé.

Il semblerait que ce soit une décision que tu as imposée parce que tu ne souhaitais pas te faire envahir par nous. Qu’à cela ne tienne…. Désormais vous ne serez plus qu’à quelques heures de route de moi, contre un billet d’avion, un visa et six heures de vol précédemment. C’est déjà une grande avancée. Je vais pouvoir profiter de ce rapprochement géographique pour remettre les pendules à l’heure.

C’est un honneur que nous t’avons fait de t’accepter dans notre famille. Comment vous viviez en France ne concernait que vous deux, comment vous vivez ici, nous concernera nous tous, car vous portez tous notre nom. L’éducation de vos enfants, vos choix de vie, ne pourront plus se faire aussi égoïstement que vous le faisiez jusqu’à présent. Je veux le meilleur pour mon fils et pour l’instant tu n’as pas l’air d’être à la hauteur.

Vois-tu, j’ai effectué quelques voyages chez vous ces dernières années, et je ne te cache pas que j’ai été à chaque fois très surprise et même déçue par vos modes de fonctionnement. Malheureusement, mes séjours étaient à chaque fois assez courts, et de ce fait je n’avais pas réellement l’opportunité de refaire ton éducation et de faire de toi la femme que nous aurions toujours préférée pour notre fils.Vivre dans une société pseudo-égalitaire t’a donné l’illusion que tu pouvais émasculer le seul garçon de ma famille.

Maintenant que vous revenez au Cameroun, saches ceci : Ici ce n’est pas la France. Il sera hors de question que mon fils entre dans la cuisine, ne serait ce que pour se prendre un verre d’eau. J’ai cru m’évanouir le jour où je l’ai vu réchauffer un repas de lui même, sous prétexte que tu n’étais pas encore rentrée du travail. Tes obligations professionnelles ne passeront jamais devant tes obligations conjugales, saches le, et tu dois te débrouiller pour que le plat de ton mari soit sur la table avant qu’il ne soit là lui même.

Une fois au Cameroun, ne t’imagines pas une seule seconde que tu vas pouvoir t’appuyer sur un cuisinier ou une cuisinière pour s’acquitter de cette tâche à ta place. En 40 ans de mariage, mon mari n’a jamais mangé sous notre toit un repas préparé par quelqu’un d’autre que moi et je compte bien m’assurer que mon fils reçoi[ve] le même traitement.

Un jour, vous receviez un couple d’amis…. Mon fils a du se lever pour aller chercher les verres, ouvrir les boites d’olive lui même et les disposer dans des bols pour les invités, sous prétexte que tu étais trop occupée à la cuisine à surveiller quelque chose au feu!!! Mon fils que j’ai élevé comme un homme se transforme en animal de compagnie parce que tu es incapable de t’organiser pour préparer une réception de A à Z toi même? Saches le, au Cameroun il lui sera formellement interdit de lever le moindre petit doigt pour te venir en aide dans ce genre de cas.

Tu n’auras qu’à te réveiller à cinq heures pour être en mesure de tout apprêter. Un autre soir, j’ai vu mon fils se transformer en baby-sitter, parce que tu avais décidé de faire une sortie avec tes copines. Tu étais rentrée à près de 23 heures ce jour là! Quelle abomination! Quelle femme mariée qui se respecte va abandonner ses enfants, soit disant pour aller prendre un verre avec ses copines, non mariées d’ailleurs?

De quoi pouvez vous bien parler, quand tu as déjà été dotée et qu’elles sont encore en chasse? Au Cameroun, je pense que mon Fils aura tôt fait de te discipliner. Tu ne saliras pas son nom en vadrouillant avec n’importe qui dans des endroits où une femme mariée qui se respecte ne saurait aller.

Je me rappelle aussi de ce jour où j’ai parlé à mon fils d’une opportunité de terrain à Odza. Sa réponse : « Attends que j’en parle à ma femme ». Et toi bien sûr de lui déconseiller de le faire sous prétexte que vous avez déjà un projet en cours à Douala et que la pression financière serait trop lourde à supporter. Je me suis retenue ce jour de te renier. Qui es-tu pour penser que tu vas empêcher mon fils de suivre mes conseils?

Qui es-tu pour penser que l’argent de mon fils t’appartient aussi et que vous devez décider ensemble de ce qu’il en fait? Nous avons vécu des décennies avec des hommes dans ce pays sans voir la moindre fiche de paie et tu penses que tu vas révolutionner les choses au point de décider avec lui de ce qu’il va faire de cet argent? Apprends à rester à ta place.

De toutes les façons, je l’ai dit plus haut, la distance pouvait te permettre certains écarts, une fois ici, tu comprendras ce qu’est être une femme. Je veillerai personnellement à ce que le foyer de mon fils fonctionne dans les règles, quitte à ce que je sois régulièrement présente chez vous. Prépares toi donc car je ne te laisserai pas de répit.

Bonne fin de séjour en Europe. »

Source: Auteur(e) inconnue

Partager cet article :

Laisser un commentaire

Autres Articles Ndolè