Inside | Douala : Terreur dans la cité ! La criminalité gouverne…

Inside | Douala : Terreur dans la cité ! La criminalité gouverne…

Ceci n’est pas le titre d’un thriller à venir ou un remix du tout récent song de Rabba Rabbi « Peur dans la cité » ! Il s’agit tout simplement du titre du tableau, qui dépeint la situation sociale actuelle de la capitale économique du Cameroun, l’une des villes les plus chéries du Ndolèland !

Oublions les nombreux classements que l’on a récemment vus défiler sur la toile et qui plaçaient Douala parmi les plus invivables et dangereuses villes du monde. Mettons de côté tous les pbs d’insalubrité, d’incivisme poussé, de désordre urbain, de pollution de l’air, du song etc. Laissons de côté toutes nos critiques, toutes nos exigences, toutes nos comparaisons ! Il faut « vivre » Douala pour le croire et le comprendre : l’insécurité y est devenue maîtresse ! La criminalité a atteint les sommets et est désormais banalisée.

douala-liberteLa délinquance a pris le pas sur le grand banditisme…
Aujourd’hui, on constate une floraison de names pour ces renégats de la rue. Celle-ci traduit aussi la montée et la catégorisation de la criminalité dans la ville : les nangas Boko, les frappeurs, les banga men, les agresseurs, les bandits, les experts en taxi, les awasheurs, etc. Les gars sont tellement nombreux et font tellement mal qu’on en vient même à se poser la question de savoir s’ils ne se frappent même pas souvent entre collègues ! La criminalité juvénile ou la délinquance, principale activité de ces Mazembés des temps modernes, a fini par voler la vedette au grand banditisme, qui consistait à djoum dans les piols des gens pour se servir. Désormais, il est plus fastoche de « récupérer » les petits biens précieux que transportent les citoyens avec eux, vite fait bien fait dans la rue directement. Leurs cibles principales sont naturellement le « sexe faible » (les femmes), les enfants, les efféminés, les frêles ou les hommes bôbôiquement sensibles et parfois les personnes du 3ème âge.

Les agressions sont monnaie-courante et font désormais partie du quotidien…
Il est devenu quasi impossible d’avoir fait un carrefour, un point de ramassage réputé de la ville, sans avoir goûté aux méfaits de ces envoyés du diable. Il faut désormais éviter les lieux populeux (bondés), les grands marchés, les carrefours stratégiques, les taxis, les supermarchés, les églises, les boulangeries, bref TOUT lieu de « regroupement » (paradoxal n’est-ce pas!?). En bonus, ces mousquetaires de la perfidie, nous imposent littéralement des couvre-feux quand il s’agit de quartiers résidentiels, comme en tant de guerre ! C’est dire que la bataille est perdue d’avance par les populations aussitôt que les premières lueurs de la night se font ressentir.

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L’atmosphère est lourde, l’ambiance austère. Et le pire c’est qu’aujourd’hui, peu importe l’endroit où vous vous faites agresser, la non-assistance à personne en danger est limite de rigueur ! Les mazembés ont balisé leurs territoires et les règles sont claires : tu t’y mêles, demain c’est ton tour ! Ainsi, on assiste régulièrement à des agressions à visages dévoilés, avec une foule plus ou moins dense de spectateurs (en pleine rue ou dans les marchés) à peine effrayés, voire incroyablement insensibles au triste théâtre criminel, qui se produit devant eux. Un sac arraché à la volée par un benskinneur, une blessure à la lame reçue pour une pièce de 500Fcfa, des menaces appuyées pour 200 Fcfa de banga, et dans les pires des cas (souvent, en l’absence de « témoins »), ces agressions se terminent en viols, tortures physiques ou assassinats.

Les responsables de la protection des populations, aux abonnés absents!
Dans un tel environnement sans foi ni lois, on se ask bien où sont les forces de l’ordre et comment assurent-elles leur rôle, celui de « protéger » les populations ? Les instances dirigeantes, muées dans un silence troublant face à une situation aussi critique, ne percoivent-elles pas, comme les populations, une situation d’urgence dans la ville ? Un appel à l’action ? Un cri strident des honnêtes citoyens à l’aide ? Les résidents de cette ville désormais criminelle, ne savent plus à quel saint se vouer. Sortir de leurs refuges, relève désormais des impératifs à régler à l’extérieur. Des mesures drastiques et parfois cocasses sont prises pour éviter de « tenter le diable« .  Aller en territoire miné se résume à des « Je n’ai pas le choix, je vais faire comment ? ». Une vie risquée de tous les instants, dans laquelle à chaque sortie, on n’ignore malgré toutes les précautions prises, si on rentrera entier ou pas.

police-camPersonne ne pense plus à se plaindre ou à porter plainte : auprès de qui ? Les forces de l’ordre n’ont plus d’effectif que leur nom. Il est désormais reconnu que tous leurs services se monnaient (quand on préfère éviter de parler de corruption). Et à ce sujet, c’est au plus offrant que revient désormais la protection des services de défense ; ça, les anges du mal l’ont bien compris et ne craignent malheureusement plus arrestations ou rafles. Les plus rusés ont déjà des réseaux bien ficelés et des partenaires bien introduits dans les sphères des forces de l’ordre.

Autant dire que nous sommes dans pain, livrés à la merci de tous ces criminels, qui désormais avec « fierté », font régner la terreur dans la ville ! Jusqu’où ira donc ce laisser-aller et cette inaction des instances responsables ? Jusqu’à quand vivrons-nous la peur au ventre, le cœur emmailloté ? Jusqu’à quel point les crimes devront-ils être poussés pour qu’enfin la sonnette d’alarme soit tirée pour le gouvernement? Avec l’approche des fêtes de fin d’année, c’est la mort dans l’âme que la vie suit son cours pour les citoyens, car ils ont pleine conscience que cette période favorisera l’atteinte des sommets de la criminalité, l’apogée de la terreur sur la ville!

Credit Photo de Une: Max Mbakop

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un commentaire

  1. El ahmed
    16 novembre 2016 at 9 09 48 114811 Répondre

    les gars la ne rient pas hein. Ils m’ont fait ca durrrrrr au parcours vita le 12 en tout cas… Que God nous Z.

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