Immigration | Une migrante congolaise retrouve son fils après deux ans de séparation

Immigration | Une migrante congolaise retrouve son fils après deux ans de séparation

Au milieu des drames de l’immigration, une mère congolaise vient de retrouver son fils alors qu’elle l’avait perdu, deux ans auparavant, au moment de prendre le bateau pour l’Europe.

Kadija, 42 ans, est arrivée en France il y a 2 ans à la suite d’un long périple. Née au Congo, elle a vécu un véritable cauchemar durant la guerre civile. Enlevée par les rebelles, elle est violée pendant 8 jours avant de réussir à s’échapper. Elle découvre alors que sa famille a été tuée et décide de fuir vers l’Algérie.

Elle a mis 3 ans pour parcourir les 5.000 kilomètres qui la séparait de sa destination, marchant à travers la brousse et le désert et, parfois, montant dans des 4×4. Elle s’établit alors à Alger où elle accouche de son fils, Ridji. Alger ne sera pas la ville de la délivrance pour elle. Elle y a vécu dans la misère. Elle explique que là-bas, les africains noirs sont considérés comme des « moins-que-rien ».

5 ans après, elle décide donc de (re)tenter sa chance, comme des milliers d’africains, et de réaliser son rêve en rejoignant l’Europe. Elle paye 500€ à des passeurs, pour atteindre l’autre continent. Enceinte, elle arrive exténuée sur la plage du départ au Maroc, après de longues heures de marche dans les montagnes. Un homme lui propose alors de l’aide et prend en charge son fils, alors âgé de 5 ans.

C’est à ce moment-là qu’ils ont été séparés. L’homme et le fils ont avancé plus vite que la mère, se retrouvant à l’avant du groupe tandis qu’elle était à l’arrière. Ils ont donc réussi à partir. Kadija en revanche était dans le groupe qui s’est fait arrêté par la police marocaine. Son témoignage des moments qui suivirent est révélateur de sa détresse : « Je ne voyais plus mon enfant. J’ai cru qu’il était mort et que je l’avais perdu pour toujours. Ça a été un enfer. La vie m’était devenue insupportable après cela. J’ai même essayé de me suicider. ».

Finalement, Kadija a réussi à gagner l’Europe. Ridj, quant à lui, a été placé dans un foyer pour mineurs isolés à Melilla. C’est grâce à l’aide de la Croix Rouge que mère et fils ont pu se retrouver. Les démarches administratives ont duré 2 ans, et ont été très difficiles : la langue a bien souvent empêché la mère de communiquer avec son fils et elle a dû se soumettre à toutes sortes de tests, comme un test ADN.

Kadija a un titre de séjour temporaire en France. C’est donc la Croix Rouge qui est allée chercher son fils, et qui lui a ramené à l’aéroport d’Orly en fin de semaine dernière. Un moment de grande émotion au cours duquel Ridji, 7 ans, a rencontré sa petite sœur, âgée de 15 mois. Il a aussi retrouvé une mère émue jusqu’aux larmes qui a affirmé voir sa vie recommencer. C’est en espagnol qu’il a exprimé sa joie, car ces 2 années passés à Melilla ont fait que l’enfant ne sait plus parler français. : »Je suis content de voir ma mère. C’est un grand jour. J’ai pris deux avions pour arriver. Dans l’avion j’ai pleuré, mais après j’étais content d’être là. Ma mère m’a serré fort contre son cœur. Maintenant je veux aller à l’école, et jouer au foot. Je suis gardien de but « .

Source: AI

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