Black Up: L’incroyable Success Story d’un jeune ivoirien qui a viré au cauchemar!

Black Up: L’incroyable Success Story d’un jeune ivoirien qui a viré au cauchemar!

Black up, marque de cosmétiques pensée et conçue pour la femme black, est née en 1997 à l’initiative de l’ivoirien Fabrice Mahabo. Jeune diplômé de la prestigieuse école parisienne de Make Up Christian Chaveau, Fabrice décide de faire appel à l’aide d’un associé pour mettre en place son rêve africain: développer une ligne de cosmétiques et de maquillage pour les femmes noires et métochs. Ainsi begin l’aventure Black Up dénommée sur les papiers « GODO Black Up » à la mémoire de son père.

Attaquant un marché à l’époque quasi vide de concurrents, » Godo Black Up » n’a pas tardé à trouver sa clientèle. 2 ans plus tard , courtisé par les plus grandes chaines de magasins, Black up choisit de s’associer aux meilleurs. De l’enceinte Printemps, en passant par Sephora jusqu’aux célèbres magasins américains Macy’s, tous ont succombé à l’effet Black Up. La jeune structure a un besoin imminent de Cash pour subvenir aux besoins créés par cette expansion rapide. Ne réussissant pas à convaincre les banques, Fabrice et son associé décident de faire appel à un investisseur privé. C’est le commencement de la fin.

fabrice mahaboJeune, ambitieux mais surtout créatif, Fabrice s’occupe depuis la mise en place de l’entreprise, exclusivement de l’aspect artistique de la structure laissant l’aspect administratif et juridique aux soins de son associé expert dans ces domaines. Comme on dit chez nous, Error for Mboutoukou! Après injection de fonds par l’investisseur providentiel, Fabrice Mahabo découvre qu’en place et lieu d’un investisseur, il a plutôt hérité d’un nouvel associé sans son consentement, réduisant ainsi ses parts dans sa société. Impuissant face à cette situation, le jeune ivoirien a digéré son macabo au calme: Error For Mboutoukou N°2!

Petit à petit, le nouvel associé a fait mains basses sur toutes les activités dont le fondateur de la marque s’occupait réduisant ainsi ce dernier au simple statut de salarié. 2007 le point de non retour, à l’évidence inévitable fût atteint. Fabrice Mahabo a été abusivement licencié de sa propre société avec interdiction formelle d’accéder aux bureaux et à tous les points de vente Black Up.

Révolté, Fabrice Mahabo a entamé deux procédures judiciaires contre ses « bourreaux »: Une pour licenciement abusif auprès du Conseil des prud’hommes* de Paris une autre auprès du tribunal du Commerce afin de contester les conditions dans lesquelles ses actions lui ont été retirées. Loin d’être aigri ou affaibli par les diverses tentatives d’intimidation de ses ex associés, Fabrice aspire avant tout à sensibiliser ces jeunes entrepreneurs d’ici et d’ailleurs qui très souvent se lancent dans l’aventure entrepreneuriale insuffisamment armés.

C’est aussi ça l’histoire cachée de la célèbre marque de cosmétiques Black Up!

*Conseil des prud’hommes: En France, Conseil composé d’employeurs et de salariés, dont la fonction est de juger des différends intervenant entre ces acteurs de la vie sociale et professionnelle.

Partager cet article :

5 Commentaires

  1. kader lamine
    11 juillet 2015 at 0 12 13 07137 Répondre

    Soyez endurant. ALLAH est avec les endurant sur.

  2. Kapris
    15 juillet 2015 at 2 02 06 07067 Répondre

    Commenter
    c’est regrettable et pitoyable que ce pauvre géni paye les frais de sa propre turpitude. Il a eu une ambition salutaire mais démeusurée. Et comme dans le business les gros poissons mangent les petits, vivement qu’il renaisse de ses cendres

  3. Reré
    15 juillet 2015 at 22 10 56 07567 Répondre

    Un peu comme Chantal Thomas, en tout cas ce qui est sûr tant que l’entreprise ne reviendra pas à son créateur je boycotterai cette marque.´

  4. Meily
    16 juillet 2015 at 9 09 12 07127 Répondre

    Monsieur Jean Félix, perdre le contrôle de sa propriété société est une histoire malheureusement courante et plausible, il suffit que l’investisseur qui devient le nouveau actionnaire par son apport d argent plus important acquiert plus d actions que les créateurs pour que il devienne le décideur. Dans les affaires, il faut être vigilant, bien ficeler ses statuts : clauses d augmentation de capital et d entrer de nouveaux actionnaires.
    Ce qui est étonnant encore c est que les banques ont refusé de financer une telle affaire! Elles servent à quoi ? Bon courage à notre frère Mahabo, j espère que vous avez de bons avocats

  5. kama
    10 mars 2017 at 4 04 16 03163 Répondre

    Je fais parti de ces nombreux jeunes black qui ont cru a fabrice.je connais comment il sait battu pour realiser ce reve
    Je voudrais dire a plusieurs jeunes africain de se battre sans trop compter sur quiconque.en business c’est celui qui a plus de moyen qui decide…ne soyez pas etonner s’allait arriver.

Laisser un commentaire

Autres Articles Ndolè