Avec #Lionheart de Geneviève Nnaji, Netflix begin à s’attaquer au marché cinématographique africain

Vendredi, 4 Janvier 2019, le film Lionheart de l’actrice-productrice Geneviève Nnaji est entré dans l’histoire en devenant le 1er film africain signé Netflix Original. Le géant mondial du streaming avait annoncé en septembre l’acquisition de ce film entièrement tourné au Nigéria.

Nollywood, 2e plus grande industrie cinématographique mondial derrière Bollywood et devant Hollywood a toujours eu une avance sur les autres productions africaines. Si aujourd’hui on est loin de l’époque où Nollywood était reputé pour ses films de sorcellerie, de guerre familiale etc…, l’industrie cinématographique nigérianne a su fidéliser son public d’antan tout en captivant l’attention des plus sceptiques avec des scénarios de plus en plus élaborés, des jeux de scène de plus en plus travaillés et des images aux standards internationaux. L’intérêt de Netflix pour Nollywood est sans aucun doute lié à ses intentions de pénétrer le marché africain et de faire découvrir nos oeuvres au monde entier.

Après avoir vu Lionheart, le constat est clair, LionHeart sans être le meilleur film nigérian de tout les temps est dans les standards des films signés sous Netflix. Avec une qualité d’images impeccable, ce film a tout misé sur l’un des thèmes majeurs abordé dans la société aussi bien africaine, statoise ou européenne: Le combat de la femme pour s’imposer et se faire accepter dans un monde où l’autorité naturel de l’homme est rarement remise en question. Lionheart est l’un des rares films africains dont l’histoire centrale ne tourne pas juste autour d’une quelconque haine familiale ou d’un dilemme amoureux, mais plutôt des doutes et des peurs d’une nga carrieriste qui a tout le support de sa famille dans ce choix de vie et ne subit aucune pression vis-à-vis du mariage ou pour fonder sa famille. Un peu trop beau pour être vrai. Et c’est bien là, le principal manquement du film. On a vite fait de se dire que Geneviève Nnaji afin d’éviter de tomber dans la caricature de l’Afrique que les grosses productions de films dépeignent très souvent (guerre, pauvreté, mentalité des années 20′) est vite tombé dans l’exagération. Suffisant pour attirer un public non-africain? Seul le temps nous le dira. Pendant ce temps, Netflix a déjà acquis les droits d’une autre production nigérianne ‘The Boy Who Harnessed The Wind’, film de Chiwetel Ejiofor, acteur principal de « 12 years a slave ».

En attendant patiemment le tour de Mitoumba ou de Thierry Ntamack, on continue à encouger le cinéma made in Africa.

Partager cet article :

Laisser un commentaire

Autres Articles Ndolè