Samuel Eto’o candidat aux présidentielles 237 ? Le Pichichi n’a pas ya mô ce poisson d’avril !

Samuel Eto’o candidat aux présidentielles 237 ? Le Pichichi n’a pas ya mô ce poisson d’avril !

Alors que le célèbre magazine Jeune Afrique n’a rien trouvé de plus digérable qu’une grosse blague autour de la potentielle candidature du Pichichi aux prochaines élections camerounaises, ce dernier n’a lui pas du tout apprécié la farce et n’est pas passé par 4 chemins pour le faire savoir.

La tradition séculaire du 1er avril de chaque année voudrait qu’on se prête à un jeu de blagues entre proches, mais parfois la blague (tolérée ce jour) peut go bien plus loin sans forcément être mal prise ou entraîner des conséquences fâcheuses.

Mais le tour-ci, le média Jeune Afrique par le bias de ses 2 journalistes, Julien Wagner et Mathieu Olivier, a poussé le bouchon un peu trop loin en prenant pour cible et objet de leur blague, le grand 9 National : Samuel Eto’o Fils ! Ce choix n’est pourtant pas le pb en lui-même dans cette démarche. Le pb demeure celui du sujet très sensible des présidentielles Kmers auxquelles M. Eto’o aura été associé par la bienveillance de nos 2 rédacteurs. Car ceux que ces journalistes semblent ignorer, c’est qu’au Ndolèland, il y a des sujets avec lesquels on ne lap pas, voire qui sont mêmes tabous, encore plus venant d’étrangers.

Grâce à Jeune Afrique et sa fabuleuse blague, la toile était encensée de ce canular le lundi 1er avril 2018 avec des titres plus pompeux les uns que les autres, le sujet ayant été repris par plusieurs médias autant internationaux que locaux. On pouvait lire entre autres : « Samuel Eto’o fils : “Pourquoi je suis candidat à la présidentielle camerounaiseJeune Afrique, « Cameroun : la star du foot Samuel Eto’o candidat à la présidentielle ? » – France 24, « Cameroun-crise anglophone : ce que ferait Samuel Eto’o s’il est élu président de la République » – Africanews, « Samuel Eto’o fils : Pourquoi je suis candidat à la présidentielle camerounaise » – 237Online

Un retentissement qui aura vite fait d’arriver aux oreilles/yeux du Pichichi, qui très remonté et on peut le ya, aura vite fait de publier un Droit de Réponse corsé sur les réseaux sociaux pour démentir cette (bien évidemment) fausse rumeur.

Quand on know l’histoire du Ndolèland, les valeurs de notre pays et les multiples prises de tête que le 9 National a essuyé avec certains membres du gouvernement à une certaine époque, on ne s’hasarde pas à l’associer à une telle ambition, même pour lap ! Le plus tchoppant dans cet article c’est la légèreté et le très bancal second degré avec lesquels certains éléments sont abordés :

D’autre part, le ton ironique attribué au Pichichi tout au long de l’interview imaginaire, aura vraiment été de très mauvais goût quand on know tout le combat que mène ce dernier pour se débarrasser de cette mauvaise réputation d’arrogance qui le suit depuis son succès ascendant.

Au final, une blague qui au-delà de déplaire au Pichichi, n’aura fait que blesser aussi le peuple camerounais, qui verra ses institutions et ses symboles bafoués par 2 journalistes étrangers un peu trop zélés, dont on se ask bien la motivation à aller jusqu’à simuler une interview. Un simple et concis article sans gros détails n’aurait-il pas suffit à faire passer cette « blague » pour ce qu’elle aura été pensée? L’un des journaliste, Julien Wagner, ira même jusqu’à essayer de « faire descendre la pilule au Pichichi » en lui faisant un petit tweet en mode léchage pour le flatter.

Mais c’était mal connaitre celui pour qui le Cameroun reste et demeure le seul aéroport ! La Légende vivante du Foot Kmer a remis les pendules à l’heure, les points sur les « i », les barres sur les « t » et les cédilles sous les « c » comme il se devait.

*DROIT DE RÉPONSE ADRESSÉ À JEUNE AFRIQUE ET FRANCE 24*

Madame, Monsieur,

Faisant suite aux articles parus dans vos éditions en ligne du 1er avril 2018, je vous fais savoir que je souhaite exercer mon droit de réponse.

En effet, j’estime que les propos tenus à mon encontre portent atteinte à mon honneur et véhiculent de nombreuses allusions malsaines.

En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant dans les meilleurs délais :

*Mise au point*

_Sous les titres “Je rêve de la présidence comme Jules César rêvait de Rome.” « Samuel Eto’o candidat à la présidentielle » et profitant d’une tradition séculaire liée au 1er avril, certains « journalistes » ont publié ce dimanche dans leurs éditions en ligne, une interview fictive sur une supposée volonté de ma part de me présenter au scrutin présidentiel camerounais de 2018._

_Au regard de ce qui a été écrit, il apparaît que ces derniers ont voulu surfer sur deux éléments pour générer un effet malsain de buzz : La récente élection de mon cher ainé son excellence Georges Weah à la présidence de la République du Liberia et la notoriété que j’ai durement acquise au fil des années dans la pratique du football._

_Or ce canular est malfaisant aussi bien sur la forme que sur le fond._

_Pour ce qui est de la forme, En tant que camerounais je suis profondément respectueux des institutions de mon pays et ceux qui les incarnent. J’estime par conséquent que l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun et l’exercice de la fonction suprême sont très importants pour que l’on puisse en parler avec autant de légèreté. Plus grave, les auteurs de cette farce évoquent pour la railler la crise anglophone. Une situation qui cause au quotidien la désolation et le deuil dans mon pays._

_Pour ce qui est du fond, tant en ce qui concerne les références malsaines à la première dame du Cameroun, qu’à mon épouse ou à mon « rapport » à la gestion du pouvoir et les relations avec mes ainés; j’estime que les propos attribués à ma modeste personne sous le couvert d’une supposée farce sont absolument réducteurs et dénotent un manque de respect total de la part de leurs auteurs qui prentendraient qu’en 2017 j’aurais déclaré « avoir toujours rêvé de faire la politique » en precisant que « le moment tant attendu est enfin là ! »._
_Enfin, je retiens que ces « média » en ont profité pour étaler le fond de leurs pensées sur le Cameroun!_

*Samuel Eto’o Fils*

A défaut, je me réserve le droit d’intenter une action en justice pour diffamation.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes salutations distinguées.

*Samuel Eto’o Fils*

Ce qui a rapidement amené Jeune Afrique à rectifier son article 8h après sa publication, pour bien faire comprendre d’entrée de jeu au lecteur que cet article est un Poisson d’avril. Mais trop tard pour eux, Man Bassa a déjà brandi son timbre, ce qui a fait jaser davantage la presse internationale et le buzz tant recherché par Jeune Afrique, aura eu raison d’eux. Next time, you will think twice before you write something about 237 ! Il ne faut pas tenter les Kmers ou bien Ndolè Peeps ?

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