Le Cameroun fait un pas vers la production d’électricité à partir de la transformation des cabosses de cacao

Le Cameroun fait un pas vers la production d’électricité à partir de la transformation des cabosses de cacao

Contribuer à la diversification des sources énergétiques en développant des projets dans le domaine de la biomasse dans le pays où DJ Eneo fait sa loi en fournissant beaucoup plus d’obscurité que de lumière électrique; c’est l’objectif que s’est fixé la société française Energy Biomass Sourcing (EBS). Elle a pour ambition d’installer au Ndolèland une centrale thermique produisant de l’énergie électrique grâce à la combustion des coques de cabosses de cacao.

En pleine phase d’étude de projet, cette société spécialisée dans les études, les montages de projets et la mise en œuvre de solutions d’approvisionnement biomasse pour des centrales thermiques, électriques, ainsi que pour l’industrie du bois, a fait le déplacement pour le Cameroun, s’est rapprochée du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) et fait des descentes sur le terrain dans les régions  reconnues comme étant d’importants bassins de production du Cacao.

«Des experts de cette entreprise sont récemment venus au Cameroun faire de la prospection, afin de s’assurer qu’ils pouvaient avoir surplace la masse critique de coques de cabosses pouvant leur permettre de produire effectivement de l’énergie électrique … Ils ont pu se convaincre par eux-mêmes qu’il est théoriquement possible de réaliser un tel projet au Cameroun. Maintenant, nous attendons la suite » confie une source au sein de l’interprofession cacao-café qui confirme ainsi que le déplacement vers le Cameroun a été satisfaisant pour la société EBS.

La mise en place effective d’un tel projet au Cameroun n’apportera pas uniquement un changement dans la diversité du mix énergétique au Cameroun, mais transformera également tout l’écosystème de la culture du cacao au Ndolèland, qui se limite actuellement encore à la production et la vente des fèves qui ne représentent en réalité qu’environ 40% de la cabosse. Les producteurs pourront augmenter leurs revenus en vendant non seulement les traditionnelles fèves, mais aussi les coques de cabosses généralement inutilisées.

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