Flop d’une voiture conçue par une université allemande pour le marché africain

Flop d’une voiture conçue par une université allemande pour le marché africain

L’Afrique est un gigantesque marché qu’il faut conquérir. Pour preuve même les étudiants allemands veulent leur part du gâteau.

Tout est parti d’un constat simple, et en septembre dernier lors de la foire IAA (foire internationale de l’automobile) à Francfort, ces étudiants de l’université technique de Munich ont présenté le prototype de ce qu’ils ont baptisé L’aCar, qui est une voiture électrique conçue  « pour une utilisation en Afrique rurale, car la plupart des voitures électriques existantes sont délicates et onéreuses, conçues pour les routes goudronnées, ce qui les rend inadaptées à la campagne africaine, la plupart des routes n’étant pas en bonne condition« .

L’aCar qui ressemble à  un petit 4 x 4, est une voiture électrique, sensée être bien manœuvrable sur des routes boueuses. Batterie pleine, elle peut rouler sur maximum 80 km. Elle peut être utilisée comme taxi ou comme transporteur de marchandises. Batterie vide, il faudra minimum 7 heures de recharge pour qu’elle soit pleine.

Selon l’université de Munich, l’aCar couterait approximativement 10 000 EUR, soit environ 6 559 576 Francs CFA.

Avec ces éléments on se demande bien sur quoi ces étudiants non africains, ne vivant pas en Afrique se sont basés pour prétendre que L’aCar serait adapté au marché et aux populations de nos villages africains.

Combien de personnes sont prêtes à claquer 6 bâtons de Francs CFA pour un véhicule, pire pour le mettre en taxi ?

Voiture électrique en Afrique ? Si ces étudiants avaient bien fait leur étude de marché ils se seraient bien rendu compte que même dans les grandes capitales africaines, les populations doivent encore très souvent subir les délestages, pire encore dans les villages qui sont leurs cibles.

Et même si le problème d’électricité était résolu, quel taximan serait prêt à laisser son taxi en recharge batterie pendant 7h de temps après seulement 80 kilomètres.

Au vu de ces quelques points on peut très aisément dire que cette voiture conçue pour conquérir le marché rural africain est un échec, à moins de la commercialiser au prix de deux motos, et qu’elle fonctionne au carburant comme les voitures normales.

L’Afrique n’est pas prête pour des voitures électriques.

Laisser un commentaire

Autres Articles Ndolè